12.01.2004 Branlette et conséquences #

Reçu cette fin d’après-midi via le formulaire de contact d’ambre-freelance.com.
Comme quoi la branlette ne rend pas seulement sourd

01_nom : Kevin
02_mail : ***@wanadoo.fr
03_siteweb : http://
04_photographe : autre
05_photoautre :
06_lieu : paris
07_lieuautre :
09_contrat : defraiement
10_usageautre :
11_message : bonjour
je m’appelle kevin, je suis intéréssé par un plan matte pour masturbation….sans photo
me dire si intéréssées?
Kevin
12_decouverte_site :
Submit : Envoyer

Inutile de préciser que je n’ai pas donné suite… Mais bon j’avoue, ça me démange un peu de lui envoyer un mail d’insultes…:p

12.01.2004 Rubicube #

Passer son temps à fuir la mort tant qu’on est vivant, c’est un peu ça la vie finalement…

Peu importe le chemin que l’on choisit d’emprunter, les dés sont jetés, il n’y a pas de hasard, pas de liberté, nous pourrions le constater si nous nous aventurions dans les réalités parallèles, le résultat final est invariablement le même.

Doit-on pour autant baisser les bras ?
Ou bien doit-on se battre jusqu’au bout, sachant pertinemment que dans le meilleur des cas les orientations choisies ne pourront influencer que le mode de destruction de nos misérables vies ?

Faut-il mettre un terme à ce jeu dès à présent, afin de se garantir sinon une fin heureuse du moins la mort la plus douce et la plus rapide possible ?

Dans ce rubicube géant qu’est la vie, chacun fait son choix, mais dans le fond peu importe… Nous sommes tous condamnés.

Oui, je viens de regarder Cube 2 : Hypercube… Et telle est la réflexion que ce film m’inspire…

Pour revenir à des considérations plus terre à terre qui pourraient intéresser ceux d’entre vous qui ne l’ont pas vu, j’émets quelques petites réserves concernant cette oeuvre (?) cinématographique.

Autant le premier opus brillait par son originalité, autant ici nous avons finalement affaire au même scénario à peu de choses près : des gens, dans une sorte de cube géant, avec tout un tas de pièces dont certaines renferment des pièges mortels, qui essaient de trouver une sortie. Je vous l’accorde, quelques éléments supplémentaires ont été ajoutés au Cube et par la même occasion à l’intrigue, mais l’effet de surprise n’est plus là.

En résumé, un film divertissant, mais pas innovant.

10.01.2004 Libre #

La musique criait dans mes oreilles tandis que j’avancais d’un pas décidé vers le but que je m’étais fixé.
Je croisais les gens sans les regarder.
Un homme m’a regardé et m’a dit quelque chose. Je n’ai pas pu déchiffrer ses paroles, et je m’en moquais.

Je suis arrivée dans le parc. Tout était vide, gris, froid.
Des images me sont venues à l’esprit, celles de mes dimanches après midi d’été, passés ici avec ma mère. Il y avait du monde, des cris d’enfants.
J’ai réalisé que c’était la première fois que je venais seule ici, que c’était la première fois que j’allais dans un parc seule, en hiver. Et je me dis que j’avais fait le bon choix, car ici en cet instant j’étais vraiment seule.

J’ai marché, et j’ai sorti l’appareil de mon sac. Et la musique s’est arrêtée à l’instant où j’appuyais sur le bouton.
La première photo était prise. Elle ne serait pas belle, je le savais, mais c’était le moment de passer à autre chose, à une autre musique plus paisible.

J’ai continué mon chemin, grimpant sur la colline.
Arrivée en haut, j’ai contemplé la ville.
Elle était froide et grise comme mon âme, et au loin, la Tour Eiffel scintillait.

J’ai continué de marcher un peu. Il y avait cette statue. Je l’ai trouvée belle. Dessus il était écrit Le soir, et c’était vrai, le soir arrivait doucement.

Au loin, la ville s’allumait un peu partout, et le ciel s’assombrissait. C’était beau.
J’ai décidé de redescendre vers la ville. Je marchais de plus en plus vite dans la pénombre du parc, les yeux fixant les lumières qui s’allumaient les unes après les autres, le sourire aux lèvres.
J’étais seule dans le parc, et j’étais émue. J’étais émue parce que j’ai compris que c’était ça la liberté : marcher à vive allure dans la pénombre du parc, fixant des yeux les lumières de la ville.
Et c’était beau d’être libre.

10.01.2004 Envie #

J’étais sous la douche, tranquillement, et tout à coup des sentiments que je n’avais pas ressenti depuis longtemps m’ont envahie…

J’avais envie.

Pour la plupart des gens, avoir envie est un sentiment tout à fait commun, normal et habituel, mais pour moi en cette période de ma vie, ce n’est pas le cas.
L’envie, je ne l’avais plus, et je ne pensais pas que cela pouvait revenir comme ça, sans prévenir, quand l’eau coule sur la peau, que la mousse sent bon, qu’il fait chaud et que dans le fond on est mieux là qu’ailleurs.
Et pourtant… elle était la, avec moi, avec l’humidité sur les murs, la buée sur le mirroir, la vapeur dans l’air.
Elle était là et tout à coup c’était comme si tout était possible.

Si j’avais envie, c’est que tout pouvait aller mieux qu’il y a cinq minutes, quand j’étais encore au chaud sous ma couette, les yeux fixant le téléviseur, essayant de suivre sur la chaine à trois lettres -dont les deux premières pourraient se suivre dans l’alphabet s’il n’y avait pas le S au milieu- et un chiffre -qui pourrait être signe de nouveauté mais ce n’est pas le cas-, la énième rediffusion de cette série où ils sont tous amis, vivent pas loin les uns des autres et se retrouvent au Central Perk pour boire un café.

J’avais envie, donc, enfin.
Mais oserais-je finalement passer à l’acte, affronter le froid qui saisit, les gens qui passent, les voitures qui se suivent et ne se ressemblent pas, ou peut être que si en fait.
Oserais-je affronter l’éventualité du regard de ces gens qui passent, de ces voitures qui se suivent et ne se ressemblent pas ou peut être que si en fait et qui n’ont pas d’yeux mais les gens qui les conduisent si ?
Oserais-je sortir de mon sac mon troisième oeil, celui qui voit les choses telles que mon âme les voit, pour montrer au monde entier la perception que j’ai du monde qui m’entoure ?

Si j’en ai envie, c’est que tout est possible, et il est possible que j’arrive à tout surmonter, à gravir les montagnes, ou en tout cas les collines du parc pour regarder de là haut la ville grise, et vous la montrer ensuite.

10.01.2004 Are you Addicted to the Internet? #



62%


Hardcore Junkie (61% – 80%)
While you do get a bit of sleep every night and sometimes leave the house, you spend as much time as you can online. You usually have a browser, chat clients, server consoles, and your email on auto check open at all times. Phone? What’s that? You plan your social events by contacting your friends online. Just be careful you don’t get a repetitive wrist injury…



9.01.2004 Bad choice and good luck #

Bon bah c’est pas bien compliqué, je n’ai plus la moindre énergie pour rien…
Après le boulot j’ai pris ze bad bus, celui qui sans prévenir ne prenait pas le bon chemin, en tout cas celui que j’aurais dû prendre… Résultat, j’ai dû marcher, obligée de passer par ze rue principale de la charmante ville, et par conséquent devant les boutiques ! Fort heureusement il était déjà assez tard, donc y’avait pas trop moyen de dépenser des thunes que je n’ai pas… Ceci dit, j’ai tout de même noté que les boutiques n’étaient pas toutes fermées, histoire de profiter des soldes pour faire en sorte que tout le monde dépense plus et plus vite ! Y sont pas fous les commercants ! ;)
Mais le gros avantage de la dépression, c’est que je n’ai aucune envie de quoi que ce soit, et plus aucune compulsion d’achat.
[Oyez oyez, je viens d'avoir une pensée à peu près positive là ! Serais-je guérie ?]

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