C’est ce qui se passe quand on est frileuse comme pas deux et qu’on passe son week-end prolongé en Normandie. La chaleur humaine était pourtant au rendez-vous ! Mais ce qui réchauffe le coeur ne réchauffe pas toujours le corps, malheureusement.
J’ai lu, beaucoup lu ces derniers jours, moi qui, il n’y a pas encore très longtemps, avait tant de mal à lire. Mais si c’était le temps du repos du corps, pas question de laisser se ramollir l’esprit. alors j’ai lu, donc, beaucoup, bien emmitouflée sous plusieurs couches de vêtements, l’écharpe autour du cou, confortablement installée sous la véranda chauffée par le soleil – quand il voulait bien se montrer.
Il a joué avec moi, le bougre ! Je guettais la progression des nuages, et dès qu’il daignait montrer le bout de son nez, je sortais immédiatement pour profiter de sa présence quelques minutes, allongée dans l’herbe. Puis les nuages revenaient, le vent frais passait partout ou c’était possible, sous mes vêtements… J’ai regretté un peu de n’avoir pas apporté de collants, mais nous ne devrions pas avoir à prévoir ce genre de choses en mai, n’est-ce pas ?