Y’a des jours comme ça… tu sens que ça commence mal. Pour moi c’était hier.
Déjà la veille, je m’étais couchée trop tard. Je savais que c’était mal, je savais que j’allais le regretter et que j’aurai la tête dans le paté, mais tant pis. Le mal était fait.
Bref. Le réveil sonne. Je m’entête à croire que je rêve. Je refuse de voir (d’entendre ?) la réalité en face, même si au bout d’un moment, d’un geste machinal, je finis par arrêter cette insupportable sonnerie (bien que, le thème du générique de Dexter comme réveil matin, c’est plutôt cool en fait). Une fois. Deux fois. Trois fois. Au bout d’une demi heure, j’ouvre péniblement les yeux. Les referme. Les ouvre encore, essayant cette fois de lutter contre l’irrésistible envie de me laisser couler tout au fond du lit, bien cachée sous la couette.
Quand je me décide enfin à sortir du lit, c’est déjà (encore ?) trop tard. D’après mon iphone, je suis très en retard sur mon planning matinal. Il me faut me coiffer, me maquiller, manger, me laver, le tout en un temps record. Et si je zappais un truc ?
Je fais un point rapide :
- Coiffure et maquillage sont indispensables
- Partir de chez moi sans manger est impensable
- Me laver ? Et si je zappais cette étape ? Personne n’en saurait rien après tout… Et puis c’est pas comme si je m’étais pas lavée la veille, hein. Au pire, j’évite de m’approcher des gens et je garde les bras bien près du corps en cas de mauvaise odeur. Alors ?
Sauf que j’ai rendez-vous chez le médecin entre midi et deux, et qu’elle va me peser. Que je vais être tout près d’elle et que je ne pourrai rien lui cacher de mes odeurs corporelles. Résultat des courses : je ne peux rien éliminer ce matin. Je serai donc en retard (je le suis déjà ), mais je n’ai pas d’autre choix !
Il n’y avait pas d’autre décision à prendre. J’ai fait ce que j’avais à faire, en m’appliquant, comme si je n’étais pas à la bourre.
Eh bien vous savez quoi ? J’ai vraiment bien fait de m’appliquer à ce point. Au final, je suis arrivée en retard chez le médecin parce que je suis partie du bureau un peu trop tard, et qu’en plus, j’avais mal noté l’adresse. Du coup, c’est dégoulinante de sueur que je me suis pointée chez elle, avec la petite odeur de transpiration qui va bien.
La prochaine fois je ne me laverai pas, tiens. Ça me fera gagner quelques minutes. Ou alors je me coucherai plus tôt ? Ouais, je vais essayer de commencer par là peut-être.